23 janv. 2026

La poésie et moi

Catégorie : Courts écrits

Depuis que j’ai fermé mon premier blog, j’ai retrouvé l’écriture tranquille. Vraiment. Je laisse des messages à la moi du futur, je me relis souvent dans un journal numérique non publié. J’écris pour moi, pour me souvenir et garder trace de la température des périodes de ma vie. (Non pas que je prenne particulièrement note du temps qu’il fait, ou que j’use du thermomètre corporel tous les matins, mais la vie est plus ou moins chaude en fonction de l’humeur et des aléas du moment).

Et puis, surtout, c’est agréable d’avoir une assistance mémorielle. Je n’ai guère de repères dans le temps naturellement. Je me souviens très bien des moments vécus, mais je suis incapable de les situer précisément, et ce bien trop fréquemment. Le journal m’aide beaucoup pour cet aspect. Une sorte de timeline documentée. Je projette de rajouter une photo du jour ou un lien, ou un dessin, ce me serait encore plus utile… Écrire tous les jours ou presque, facilite la rédaction et l’aptitude à retirer ce qui compte. Aussi anodines que semblent être parfois les notes du jour, si elles ont été écrites c’est qu’elles avaient une valeur pour moi, à ce moment précis.

Je sépare l’émotion forte du moment, de tout le reste. Pour cela j’ai les carnets papier. Les colères justifiées ou pas, les enthousiasmes incontrôlés, les coups de cafard subits, en résumé les trops, quand il faut que ça sorte, je prends le stylo plume et je bleuis du papier. Je ne noircis pas, je bleuis à l’encre bleu nuit. Et puis le carnet part au feu[1] quand il est plein et a rempli son office. 

Mes émotions ne sont pas la personne que je suis. Elles me submergent encore parfois. Je les contrôle de mieux en mieux, je les canalise de plus en plus, mais je sais que je ne dispose pas de la capacité cognitive idéale pour cet exercice.

Cette séparation, humeur générale, émotions du moment, est maintenant primordiale pour moi. J’utilise ces carnets papier exutoires de plus en plus rarement, et c’est très bon signe même si je laisse encore échapper quelques incontrôlés sur mon compte mastodon. Humaine, je suis. 

J’ai aussi un carnet plus particulièrement dédié à ce qui touche à ma santé et me permet de m’y retrouver au travers des nombreux épisodes de mes bobos en tous genres (pour lesquels j’ai parfois des difficultés à me souvenir de la chronologie et de ce qui a entraîné ou succédé à quoi). Cette année, il a pris de la consistance. Celui-ci est bien entendu destiné à mon usage exclusif et m’est utile dans mon parcours médical. 

Et depuis quelques mois, j’en ai un autre. Un carnet de poésie. 

En mars 2022, j’avais publié un billet pour annoncer l’arrivée d’une rubrique « Poésie » sur mon précédent blog. 

Comme je ne l’écrirais pas mieux aujourd’hui, j’ai copié ce billet sur une page de puipuit.fr.[2]

J’ouvre donc ici également un espace poésie. Il ne s’agira pas forcément de poèmes (qu’est-ce que la poésie, vous avez 2 heures…), mais de textes courts, en prose, en vers ou à l’envers, dont je suis l'autrice ou écrits par des poètes·ses que je lis et que j'apprécie. La plupart de mes textes existants ont déjà été publiés sur un autre compte Mastodon (privé). C’est une manière de les mettre en lieu sûr, mes posts étant supprimés automatiquement au bout d’une semaine ou une année, en fonction de plusieurs critères.

En guise de prélude un petit « J’aime » tagué #PoAime…

J’aime les coquillages 
Je préfère les cailloux
J’aime les vieux ascenseur à grilles coulissantes
J’aime glisser dans l’eau claire sans faire de remous
Je préfère descendre par les escaliers

Mésange

Photographie de rochers devant l'océan. Couleurs pastels et cadre de photo ancienne.

Note(s)

  1. ^ Quelle cheminée ? ^^ 
  2. ^ Créer des pages plutôt que des billets, permet de ne pas faire clignoter les agrégateurs de celles et ceux qui lisaient l'ancien blog. Je le ferai pour référence à l'ancien blog, quand cela me semblera utile.

14 janv. 2026

Let's ride !

Catégorie : Carnet

Il parait que lorsque l’on tombe de cheval ou de vélo, il faut remonter en selle. Peut-être est-ce à l’avenant lorsque l’on tombe d’un blog ? 

J’ai ouvert non pas un, mais deux blogs dotclear (il y avait des promos), celui dont vous lisez actuellement la première bafouille et un autre plus axé photographies, dont vous trouverez le lien dans le menu principal. 

Nos petites histoires qui font partie de la grande sont de mini résistances à cette machine à broyer le vivant dans laquelle nous essayons, tant bien que mal, d’être. Alors puisque nous sommes vivant·es, nous avons des choses à raconter, et si les blogs permettent à quelques humain·es et leurs voix minuscules de transmettre des bribes de ce qui nous fait tenir et aller de l’avant ou simplement de nous distraire, sans scroll infini, sans urgence, partageons !

L’apparence et l’architecture vont sûrement bouger au fil du temps, j’ai fait vite, mais il y a encore beaucoup à faire. J’ai vraiment modifié le minimum. Désolée pour les yeux sensibles, pas de thème sombre pour l’instant sur le blog (mais tout le monde lit dans son fil RSS, donc tout le monde s’en fout), ça viendra, ainsi que d’autres changements et je l’espère améliorations. J’ai bien envie de me tricoter des thèmes plus personnels, parce que j’ai pris du plaisir à rejouer avec des CSS juste pour le fun et à triturer du template (merci @tomek pour les tuyaux sur le fonctionnement par défaut de Dotclear). La partie photographies va m’occuper un moment, mais je voulais pouvoir les présenter par thèmes et je vais essayer de faire une chouette galerie. C’est encore un brouillon plein de bonnes intentions. Je laisse les commentaires ouverts sur ce premier billet, j’ignore encore si cela sera permanent, peut-être pas toujours…

Il faut que je vous dise, je pars bientôt en voyage loin, très loin, alors je verrai tout cela en rentrant et je publie tout de suite, sinon je ne le ferai jamais.

Il n’y a pas et il n’y aura pas d’outils de statistiques, je sais que je serai lue, attentivement, par des IA… J’en profite pour introduire le futur leitmotiv de ce blog : « J’emmerde les IAg ! » Ça ne sert à rien, mais ça soulage.

Comme il n’est pas trop tard pour le faire, je vous souhaite tout de même, de petits et de grands bonheurs pour cette année et les prochaines et les suivantes, soyons folles…, de beaux levers et couchers de soleil, de vous aimer un peu et d’être aimé·e beaucoup (et surtout pas l’inverse), d’avoir du temps et suffisamment de ressources pour faire ce qui vous comble au rythme qui vous convient et tout ce qu’il vous plaira parce que la vie n’est pas faite que pour sécher sur pied.

Let’s ride !

Bienvenue sur le blog de la Mésange, sans cohérence de contenu, sans but particulier, sans structure encore bien définie, mais dans mon petit coin de web qui me ressemblera un peu et ne demande qu’à se remplir de pui… puit…

Une photographie de mon reflet en pied au fond du lac. Les herbes et les galets habillent le fond de ma silhouette.
La dame du lac

page 6 de 6 -

Page top