26 janv. 2026
Prose sans titre
Et puis, sans faire de bruit, l’aube soudain se dresse sur nos vies endormies. Le café fume au fond du verre. Il faut sortir Médor, descendre les poubelles, se brosser les chicots pour prétendre sourire. La glycine nue grelotte sous un nuage de brume. Les carreaux pleurent la buée de la nuit jusqu’au plancher de la cuisine. Le rouge-gorge énervé, veille sur son domaine. Un jour après hier, un jour avant demain, une journée d’automne. Un matin de novembre ou d’octobre peut-être, Une aube de mots collants telle une glaise Trempés de crachin monotone et d’air poisseux, Brouillard opaque, impénétrable, Café fumant et cigarette au goût tiède de fin de nuit, Aucune promesse ne se dessine, Immobile, le temps ne bat plus, Les secondes étouffent les minutes, Le ciel se fond dans l’herbe grasse (…)