Prose sans titre

Et puis, sans faire de bruit, l’aube soudain se dresse sur nos vies endormies.
Le café fume au fond du verre.
Il faut sortir Médor, descendre les poubelles, se brosser les chicots pour prétendre sourire.
La glycine nue grelotte sous un nuage de brume.
Les carreaux pleurent la buée de la nuit jusqu’au plancher de la cuisine.
Le rouge-gorge énervé, veille sur son domaine.
Un jour après hier, un jour avant demain, une journée d’automne.

Un tapis de feuilles mortes très colorées.

 

Un matin de novembre ou d’octobre peut-être,
Une aube de mots collants telle une glaise
Trempés de crachin monotone et d’air poisseux,
Brouillard opaque, impénétrable,
Café fumant et cigarette au goût tiède de fin de nuit,
Aucune promesse ne se dessine,
Immobile, le temps ne bat plus,
Les secondes étouffent les minutes,
Le ciel se fond dans l’herbe grasse quand les pieds s’enfoncent dans la boue,
Inutile de lever les yeux, l’horizon a perdu sa ligne,
Il pleut.

L'eau du lac où flotte une branche morte, sous la pluie.

Commentaires

1. Le 26 janv. 2026, 23:46 par Delphine M

<3

2. Le 27 janv. 2026, 08:10 par Kozlika

<3

3. Le 29 janv. 2026, 12:33 par Alana

ça fait du bien de lire un peu de poésie. merci ;-)

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