Thaïlande 2026 — Jour 7

mar. 3 février

Nuit étonnamment bonne dans nos couchettes respectives, jusqu’au réveil intempestif par les employés du train pour défaire les lits à 6 h 30 alors que nous devrions arriver à 8 h. C’est raide…

Chiang Mai est bien plus respirable que la capitale. L'hôtel simple est très sympa, le lit immense, la douche chaude et le jardin accueillant pour boire une bière ou écrire des cartes postales. Balade dans la vieille ville à pied ; l’atmosphère est très sereine, c’est un peu un village vacances déguisé en ville thaïlandaise traditionnelle, à y regarder de plus près, mais j’aime bien flâner dans ces ruelles où vivent et travaillent tout de même de « vrais gens ». Au grè de nos flâneries dans les rues de Chang Mai, nous visitons un temple, moins réputé que celui de Bangkok, mais très ancien, et recelant des trésors de statues, de nāgas, de gongs, de chiens absolument pas faméliques et de bois ciselés à la perfection comme de la dentelle.

L’après-midi, nous sortons des remparts en briques, direction un marché couvert repéré sur le guide du Routard, apparemment peu touristique, mais bien achalandé. C’est loin, il fait chaud, effectivement les habitants se pressent pour faire provision de victuailles, d’objets du quotidien, de confiseries et les Farangs[1] y sont rares. Il y a même des vêtements que les habitants achètent  ! J’avise des vestes chinoises en coton brut, absolument magnifiques et très abordables, ça ferait de jolis cadeaux, ainsi que le café produit dans la montagne que l’on a goûté et qui est délicieux… Réflexion faite, je me dis qu’il est préférable de faire ce genre d’achats avant de partir de Bangkok pour le retour, il n’est pas utile de nous ajouter du poids sur le dos à porter pendant plusieurs jours, alors que nos valises à roulettes nous attendent presque vides à la capitale…[2]

Après quelques heures de marche, en pleine chaleur, sur le bitume, les pieds semblent ne plus être en état de nous porter. 
Nous rentrons les passer à l’eau et au savon et partons à la recherche d’un salon de massage pour leur redonner un semblant de dignité.
Les salons de massage poussent comme des champignons, partout où il y a des touristes. Tout à l’heure, aux alentours du marché au milieu d’une ruelle, pas dans un salon, un vieux Thaï installé sur un petit tabouret subissait sans broncher les coups d’une sorte de maillet et d’un rouleau en bois sur ses cervicales, distribués vigoureusement par un « masseur » de rue. Il nous a gentiment invités à prendre place, mais à peu près persuadé·es qu’en subissant le même sort, nous ne repartirions pas en un seul morceau, nous avons décliné avec toute la politesse requise et un grand, courage fuyons  !

Alors un massage, oui, mais on va commencer par les pieds, n’est-ce pas ?

Trente minutes de pétrissage de mollets et de pieds plus tard, ils sont tout ragaillardis et nous avec. Bien détendus, on s’installe pour dîner dans un petit restaurant et passons le reste de la soirée dans le jardin de la guesthouse à siroter du thé en consultant les guides de voyage, sous les palmiers, accompagné·es des sons joyeux qui s’échappent du marché de nuit tout proche. 

Le jardin de la GuestHouse avec tables chaises et verdure
Le jardin terrasse du petit hôtel
nāga bordant un escalier avec une corne sur la tête
Un nāga gueule ouverte en guise de bienvenue
Un toit décoré de bois sculpté et de dorures.
P'tite bicoque !
Un énorme gong en métal.
À table !
Une statue dorée souriante dans un autel en bois sculpté.
Toute la sérénité du monde
Un chien très gras au pied d'un naga
Le chien chien à son serpent…
Un bonze de dos qui arrose des plantes en pot avec un tuyau dans les allées du temple.
Les bonzes aussi arrosent leurs plantes vertes
Un rempart en brique imposant
Les remparts de la ville façon briques
Un marché couvert vu du dessus avec des rangées d'épices et autres denrées alimentaire
Le bric à brac du marché couvert
Le marché couvert sur deux étages éclairé aux néons.
Les vêtements en haut, la nourriture et les épices en bas
Un arbre sacré au tronc énorme, entouré de tissus et un petit autel devant.
L'arbre sacré enrubanné

Note(s)

  1. ^  Farang est le mot utilisé pour désigner les Occidentaux en Thaïlande.
  2. ^ Je regretterai plus tard cette décision, les valises resteront à peine plus remplies au retour qu’à l’aller, et pas avec ce que nous escomptions rapporter.

Commentaires

1. Le 9 mai 2026, 08:45 par Orpheus

Ces najas sont absolument fascinants. Très loin de l’image effrayante que les serpents trimballent généralement.

2. Le 9 mai 2026, 20:34 par @Orpheus

Ce sont des protecteurs pour les Boudhistes, c’est vrai que chez nous ils n’ont pas vraiment ce rôle. Mais je ne sais toujours pas pourquoi certains ont la gueule fermée et d’autres ouverte. Un mystère a élucider…

3. Le 11 mai 2026, 14:19 par Sacrip'Anne

La chatouilleuse en moi se raidit à l'idée qu'on touche ses pieds !

4. Le 11 mai 2026, 14:54 par Mésange

@Sacrip'Anne
Ces massages-là sont trèèèès loin des chatouilles. :-D 
Tu as juste l'impression de te faire masser par une boulangère et que tes pieds et mollets sont de la pâte à pain. C'est parfois même un peu douloureux suivant les points, mais très efficace et délassant. Et sinon, le massage à coup de maillet, ça ne doit pas chatouiller non plus, mais c'est à vos risques et périls.

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