Jeu. 29 janvier
Trajets sans encombre jusqu’à destination avec escale à Koweit City, où je ne passerais définitivement pas mes vacances.
C’est long, fatigant, mais lisse.
J’ai reçu des photos et tout le parcours détaillé pour se rendre chez D. depuis l’aéroport, en évitant les gros carrefours et en marchant le long du canal.
Il n’est pas certain de pouvoir venir à notre rencontre, je lui réponds que si avec tous ces détails nous n’arrivons pas à bon port, c’est de la sélection naturelle. Je lui envoie un message comme convenu depuis l’aéroport au moment de prendre le train (notre premier trajet en glacière roulante, climatisation type chambre froide, glagla). Il sera là dans les temps, c’est encore bien plus facile et je me fais une joie de le revoir.
L’on se croise dans un escalator, je ne le reconnais pas, nous n’avions passé qu’une soirée ensemble il y a quelques années avec un autre copain, je me le rappelais moins grand. Les souvenirs font ce qu’ils veulent avec la réalité.
Nous sortons du métro, la chaleur nous enveloppe de son manteau humide. Mais le voilà qui vient à notre rencontre. J’essaye d’être attentive au trajet pour pouvoir le retrouver sans lui, mais je sais que le compagnon de voyage est bien plus doué que moi pour ce genre d’exercice alors je fais un peu semblant d’avoir une quelconque capacité à mémoriser le pont à traverser et le virage serré pour atteindre le quai.
La soirée est lumineuse, dans tous les sens du terme, des bières dans leurs boîtes dorées aux lumières de la ville et nos éclats de rire. Tout scintille ce soir-là. D. commande et fait livrer des Pad Thaï d’un restaurant qu’il apprécie, valeurs sûres, ni trop épicées ni trop exotiques, pour un début c’est parfait !
Je n’imaginais pas du tout Bangkok comme une mégapole hyper moderne, je suis un peu sous le choc, assommée par la chaleur et le voyage, je dors telle une souche dans ce lit immense qu’il nous a laissé très gentiment.

