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8 mai 2026

Thaïlande 2026 — Jour 7

mar. 3 février

Nuit étonnamment bonne dans nos couchettes respectives, jusqu’au réveil intempestif par les employés du train pour défaire les lits à 6 h 30 alors que nous devrions arriver à 8 h. C’est raide…

Chiang Mai est bien plus respirable que la capitale. L'hôtel simple est très sympa, le lit immense, la douche chaude et le jardin accueillant pour boire une bière ou écrire des cartes postales. Balade dans la vieille ville à pied ; l’atmosphère est très sereine, c’est un peu un village vacances déguisé en ville thaïlandaise traditionnelle, à y regarder de plus près, mais j’aime bien flâner dans ces ruelles où vivent et travaillent tout de même de « vrais gens ». Au grè de nos flâneries dans les rues de Chang Mai, nous visitons un temple, moins réputé que celui de Bangkok, mais très ancien, et recelant des trésors de statues, de nāgas, de gongs, de chiens absolument pas faméliques et de bois ciselés à la perfection comme de la dentelle.

L’après-midi, nous sortons des remparts en briques, direction un marché couvert repéré sur le guide du Routard, apparemment peu touristique, mais bien achalandé. C’est loin, il fait chaud, effectivement les habitants se pressent pour faire provision de victuailles, d’objets du quotidien, de confiseries et les Farangs[1] y sont rares. Il y a même des vêtements que les habitants achètent  ! J’avise des vestes chinoises en coton brut, absolument magnifiques et très abordables, ça ferait de jolis cadeaux, ainsi que le café produit dans la montagne que l’on a goûté et qui est délicieux… Réflexion faite, je me dis qu’il est préférable de faire ce genre d’achats avant de partir de Bangkok pour le retour, il n’est pas utile de nous ajouter du poids sur le dos à porter pendant plusieurs jours, alors que nos valises à roulettes nous attendent presque vides à la capitale…[2]

Après quelques heures de marche, en pleine chaleur, sur le bitume, les pieds semblent ne plus être en état de nous porter. 
Nous rentrons les passer à l’eau et au savon et partons à la recherche d’un salon de massage pour leur redonner un semblant de dignité.
Les salons de massage poussent comme des champignons, partout où il y a des touristes. Tout à l’heure, aux alentours du marché au milieu d’une ruelle, pas dans un salon, un vieux Thaï installé sur un petit tabouret subissait sans broncher les coups d’une sorte de maillet et d’un rouleau en bois sur ses cervicales, distribués vigoureusement par un « masseur » de rue. Il nous a gentiment invités à prendre place, mais à peu près persuadé·es qu’en subissant le même sort, nous ne repartirions pas en un seul morceau, nous avons décliné avec toute la politesse requise et un grand, courage fuyons  !

Alors un massage, oui, mais on va commencer par les pieds, n’est-ce pas ?

Trente minutes de pétrissage de mollets et de pieds plus tard, ils sont tout ragaillardis et nous avec. Bien détendus, on s’installe pour dîner dans un petit restaurant et passons le reste de la soirée dans le jardin de la guesthouse à siroter du thé en consultant les guides de voyage, sous les palmiers, accompagné·es des sons joyeux qui s’échappent du marché de nuit tout proche. 

Le jardin de la GuestHouse avec tables chaises et verdure
Le jardin terrasse du petit hôtel
nāga bordant un escalier avec une corne sur la tête
Un nāga gueule ouverte en guise de bienvenue
Un toit décoré de bois sculpté et de dorures.
P'tite bicoque !
Un énorme gong en métal.
À table !
Une statue dorée souriante dans un autel en bois sculpté.
Toute la sérénité du monde
Un chien très gras au pied d'un naga
Le chien chien à son serpent…
Un bonze de dos qui arrose des plantes en pot avec un tuyau dans les allées du temple.
Les bonzes aussi arrosent leurs plantes vertes
Un rempart en brique imposant
Les remparts de la ville façon briques
Un marché couvert vu du dessus avec des rangées d'épices et autres denrées alimentaire
Le bric à brac du marché couvert
Le marché couvert sur deux étages éclairé aux néons.
Les vêtements en haut, la nourriture et les épices en bas
Un arbre sacré au tronc énorme, entouré de tissus et un petit autel devant.
L'arbre sacré enrubanné

Note(s)

  1. ^  Farang est le mot utilisé pour désigner les Occidentaux en Thaïlande.
  2. ^ Je regretterai plus tard cette décision, les valises resteront à peine plus remplies au retour qu’à l’aller, et pas avec ce que nous escomptions rapporter.

7 mai 2026

Thaïlande 2026 — Jour 6

Lun. 2 février

Assez de la grande ville, du bruit, des avenues gigantesques, aujourd’hui promenade sur le canal. Nous prenons un bateau navette qui s’éloigne du centre, le plus loin possible. 
Le prix du ticket est dérisoire, on ne va pas se priver d’une balade en eau douce. Au bout de 45 minutes, une heure peut-être, il nous semble que tout le monde descend. Ça tombe bien, l’ankylose se fait sentir assis sur les bancs qui ne sont pas faits pour les croisières touristiques, cela fera du bien de se dégourdir les pattes.

Nous suivons le flot pour déboucher, contre toute attente, dans un hypermarché ! Mais mazette, pas n’importe lequel. Ici, tout est blanc, calme, aéré (climatisé, cela va sans dire) et incroyablement raffiné pour un lieu de très grande consommation. Nous traversons tout d’abord le rayon pâtisserie avec son stand japonais tout en couleurs, puis les fruits et légumes, les fruits secs, présentés comme des bijoux. Cette ambiance est bien différente de tout ce que l’on a vu à ce jour et, c’est étrange de l’écrire, mais assez plaisante…

Le calme et la fraîcheur qui règnent ici, ne sont pas étrangers à ce sentiment de bien être, probablement. 

On ne s’éternise pas pour autant et on reprend le canal dans l’autre sens, à pied cette fois. L’ombre est un peu trop discrète sur le début du parcours, mais la végétation réapparaît rapidement, bordant des maisons en bois sur pilotis et des baraques modestes. C’est joli et différent. Quand le quai devient impraticable en raison de travaux, nous reprenons le bateau pour le retour. Chouette promenade avec du street art à contempler tout au long du trajet.

Ce soir, le train de nuit nous conduira d’une gare aux proportions démesurées qui ressemble à un immense aéroport jusqu’à Chiang Mai plus au Nord. L’attente est longue et je me distrais en observant les voyageurs, tous différents mais aux attitudes assez semblables pour tromper l’ennui. Que ferions-nous de nos mains si on nous les décrochait des écrans et des claviers mobiles ?

Une bouée de sauvetage accrochée sur un embarcadère du canal avec un panneau en Thaïlandais à  côté.
Les pays changent, pas les bouées
Une fresque murale avec des personnages de style bande dessinée, un gorille, un serpent et une sorte de peluche avec des grands yeux.
Street art de canal (1)
Un mur bordant le canal avec des graffitis.
Street Art de canal (2)
Une fresque murale colorée représentant des oiseau, des fleurs, un chat, un homme à vélo, sur un mur qui borde le quai.
Street Art de canal (3)
Des légumes feuilles joliment présentés
De la verdure à croquer
Une corbeille de pamplemousses en forme de poires.
Des pamplemousse comme des poires
Des pittayas très rose
Le rose pittayas pour vos palettes
Des fruits secs et confis de toutes les couleurs dans des boites transparentes.
Une bijouterie… de fruits secs
L'eau du canal entre deux maisons en bois sur pilotis.
Entre les murs…
Une personne de dos marchant sur le quai et portant avec un balancier deux grosses gamelles sur son épaules.
Le porteur au balancier
Fleurs de bougainvillier blanc en gros plan prise sur le bord du canal.
L'ombre légère des bougainvilliers blancs

6 mai 2026

Thaïlande 2026 — Jour 5

Dim. 1 février

Pas de presse aujourd’hui. Le temps de boucler quelques détails pratiques pour la suite du voyage, de faire un plouf dans la piscine cinéma, de penser à ce que l’on va laisser ou prendre dans nos sacs, l’heure du déjeuner bien passée se rappelle à nos estomacs. Nous décidons d’aller visiter la tour qui offre un si beau panorama sur la ville et qui permet de la parcourir depuis son balcon au plancher transparent. Après un arrêt agréable dans un restaurant un peu plus chic du quartier, le métro nous dépose au pied de la tour en milieu d’après-midi. Une immense file d’attente « sans réservation » nous fait redouter le pire. On finit par s’engouffrer dans la tour panoramique, bien sagement dans la file et nous découvrons les tarifs. Oui, ils devaient être notés sur le guide, non on ne les a pas vus. Plus de 60 euros après 16 h (la taxe coucher de soleil) pour monter dans un ascenseur blindé de touristes et marcher sur les buildings… eh bien non merci, sans nous. Et tant pis pour le skywalk limité à 150 personnes parmi lesquelles nous avions la chance de figurer (gasp !). 
Une photo depuis le pied de la tour, ça fera. Je ne sais pas si c’est vraiment le prix qui nous a rebutés à ce point ou cette queue leu-leu pour le moins rédhibitoire, mais nous n’avons pas discuté longtemps avant de ressortir, un échange de regards a suffi. 

- Et si nous allions jusqu’à Chinatown?
(Bangkok n’est pas New York certes, mais ce quartier semble valoir le détour.) 

Je négocie un tuk-tuk, le premier de Thaïlande, moitié prix du tarif initial. Hé, je suis bien contente d’avoir fait mes classes de négociations tuk-tuk en Inde, il nous prenait pour des Américains celui-ci. Mais c’est de bonne guerre et le tarif final est très correct.

Arriver à Chinatown à la tombée de la nuit est une expérience colorée et sonore. Une sorte de porte matérialise l’entrée du quartier, et passé celle-ci, on change de monde. Toutes les enseignes sont écrites en chinois, les marionnettes de dragons emplissent les carrioles des marchands ambulants, la nourriture n’est plus la même, la nuit est rouge et trépidante. Légèrement abasourdis, nous arpentons un moment la rue principale, mais la circulation est vraiment trop dense. On se perd dans les ruelles adjacentes, l’ambiance est beaucoup plus agréable, ça grouille, mais bon enfant. Il y a bien sûr beaucoup de touristes, mais également beaucoup de Chinois·es ou de personnes d’origine chinoise, physiquement différente des thaïlandaises nous semble-t-il, et les Caucasiens sont de fait, noyés dans la masse et c’est tant mieux. 

Cette déambulation est assez dépaysante et nous choisissons, une petite terrasse au calme dans une ruelle pour manger des rouleaux de printemps tout frais en buvant une bière. J’aime bien cette ambiance, le soleil ne pique plus, nous prenons notre temps avant de traverser la ville en métro pour retrouver le bord du canal.

Je suis un peu fatiguée je crois, du voyage, de la chaleur, de la ville, de la pollution. Pour l’instant, ce n’est pas reposant du tout, bien que miraculeusement j’ai très peu mal à l’épaule. La chaleur peut-être ? Je suis pressée de rejoindre le lit, je sais que la suite du voyage devrait être plus calme, mais j’ai assez hâte en réalité de sortir de cette mégapole. Ce n’est pas vraiment le coup de foudre, bien que nous ayons vu de très jolies choses.

Une grande tour moderne et vitrée, photographiée en contre-plongée. La façade est formée de cubes comme des pixels qui sont en partie manquants ou décalés.
Ça n'a pas l'air bien solide cette tour ^^
Une enseigne lumineuse rouge et jaune écrite en chinois.
Du rouge, du rouge et des lumières
La circulation intense et les enseignes lumineuses dans Chinatown à la tombée de la nuit.
On se sent moins seul !
Un présentoir de sucrerie et de marionnettes en forme de dragons très colorées.
Gentils dragons
Des femmes vêtues de vêtements de travail jaune s'affairent dans la cuisine vitrée d'un restaurant.
Chorégraphie contemporaine en cuisine.
Des aquariums remplis de petits poissons sont installés sur le trottoir. Deux jambes sont plongées dans un des bacs où les poissons grignotent en grappe, la peau humaine.
Mioum, mioum, mioum (et beurk aussi)
Photographie d'une station de métro à Bangkok, panneaux bleu vif, flèches de directions noires sur fond jaune, publicités et éclairage crus. Un homme de dos marche avec un parapluie à la main.
L'homme au parapluie dans le métro désert
Une autre vue du métro avec des panneaux en Thaïlandais, un escalator et une silhouette floue d'homme qui marche en direction du quai.
Station de la reine

5 mai 2026

Thaïlande 2026 — Jour 4

Sam. 31 janvier

Le marché de Chatuchak qui a lieu les week-ends est présenté dans tous les guides comme le plus grand marché de Thaïlande, un incontournable où les habitants de Bangkok se pressent pour faire leurs emplettes.

Foutaises. 

C’est un monstre dédale de ruelles couvertes, qui rassemblent en un seul lieu, matière à approvisionner des centaines de boutiques de souvenirs, même ce qui n’en a pas l’air. Vêtements d’occasion, objets de décoration en tout genre (principalement fabriqués en Chine ou au Vietnam, comme les millions de vêtements neufs également proposés à la vente), des œuvres d’art à deux balles, des sacs, des sacs, des sacs, les mêmes partout, décorés d’éléphants imprimés à la chaîne ou Tie and dye industriels.

De l’autre côté de la partie à ciel ouvert, quelques stands de nourriture et de quincaillerie/vaisselle attirent effectivement des autochtones, mais c’est assez anecdotique. Nous avisons pour déjeuner de grosses saucisses grillées bien appétissantes, que l’on nous annonce au porc et « spicy ». Elles ne sont pas très « spicy », mais surprenantes, car mélangé à la chair de porc, des vermicelles de riz leur donnent une texture particulière. C’est très bon, et très nourrissant. En guise de dessert nous dégustons nos premiers beignets de bananes façon thaï, une pâte très légère, presque une tempura, enrobe des tranches de bananes à peine frites et parsemées de sésame doré. Un pur délice !
Non loin de la nourriture, j’avise un marchand de plantes et de graines qui fait ma joie. Provision de semences de basilics, d’aubergines et de concombres faites, nous décidons de quitter cet enfer sans même une photo souvenir.

Le compagnon de toujours est au bord de l’évanouissement et nous commençons à nous prendre le bec pour des broutilles, tant nos nerfs sont mis à rude épreuve. Fuyons, échappons-nous de cette foule compacte et traversons l’avenue, engouffrons-nous dans un grand bâtiment juste en face, qui semble climatisé et beaucoup plus calme. C’est une galerie de brocante, pleine de faux vieux patinés à la truelle et quelques vraies pièces anciennes absolument inabordables. 
Avis aux amateurices d’objets anciens, il y a sûrement matière à dénicher quelques pépites en y passant du temps et en sachant négocier.

Plus tard, dans le centre historique, nous découvrons des quartiers plus accueillants avec des bicoques de guingois à taille humaine, des chats étendus au milieu des passages, des petits temples blancs (et dorés tout de même, un peu), le quartier de réparateurs d’objets électroniques, celui des armuriers, des quincailliers… Puis le marché aux fleurs, avec les couronnes et tresses très semblables à celles que l’on trouve sur les marchés de Mumbai ou de Puducherry.

Je crioise quelques Ganesh ici et là. Copain ! J’ai une tendresse toute particulière pour ce dieu éléphant à quatre mains et une défense cassée.

En partant ce matin, D. Nous a proposé des masques antipollution, les taux annoncés pour la journée étant très élevés. Merci à lui, effectivement, l’air est jaune, opaque, âcre, étouffant. Nous rentrons le retrouver, il a proposé de nous emmener dîner dans un lieu calme qu’il aime beaucoup, mais qui s’avère malheureusement fermé exceptionnellement. Il est un peu déçu de ne pas pouvoir nous le faire découvrir, mais un restaurant juste à côté nous accueille fort aimablement dans le jardin-terrasse et nous passons un bon moment, sobrement puisque la vente d’alcool est interdite en ce week-end pré-électoral.

Une statue en bronze devant le bâtiment de brocante d'une jeune fille jouant du banjo.
Kitch et improbable au marché des antiquaires
Des maisons colorées bordant un canal.
De bric et de broc
Un autre chat devant des poisson sur un barbecue de rue. Il regarde fixement dans ma direction.
Touche pas à mon poisson, je surveille !
Un petit temple blanc et relativement sobre sur la berge d'un petit canal.
On respire…
Un chat blanc couché sur des cartons. En arrière plan des sac de fleurs.
Le chat du marché aux fleurs
Des fleurs fraiches tressées et en couronnes devant le marché aux fleurs.
Fleurs fraîches en couronnes
Une maison à deux étages dont la façade est entièrement grillagée.
Grillage anti-puipuit
Une vue sur les berges du fleuve avec des nuages à travers desquels filtre des rayons de soleil. Un temple et des bâtiments traditionnels sont visibles sur l'autre rive.
L'autre rive du Chao Phraya

Thaïlande 2026 — Jour 3

Ven. 30 janvier

Nous commençons la journée par une petite trempette dans la piscine sur le toit, avec vue sur la ville. C’est la première fois que je me baigne sur un toit, j’ai l’impression d’être dans un film !

Après cette baignade matinale, nous prenons la direction de Khet Phra Nakhon l’un des quartiers de Bangkok, le centre historique par le canal, en bateau bus.
Le grand palais qui héberge le temple Wat Pho et son immense bouddha couché est fermé ce matin pour une cérémonie. En flânant le nez en l’air, nous trouvons refuge pour patienter dans un parc public sur Rachini Road, où une pièce d’eau et la végétation luxuriante apportent une relative fraîcheur. Nous y rencontrerons nos premiers varans, un modeste, nageant tranquillement, et un deuxième traversant une allée du parc pour aller se réfugier dans une canalisation souterraine assez large. Il est imposant et placide. Nous admirons la parade de sortes de choucas, manifestement en pleine période de reproduction, qui ramassent des objets colorés (en plastique principalement) et les déposent fièrement en tas. C’est une lutte d’attention de tous les instants, pour surveiller le butin et le compléter sans le laisser à portée d’un autre prétendant avide… Ça croasse à tout va.

Il fait de plus en plus en plus chaud, on passerait volontiers la journée dans le parc, sur un banc sous les frangipaniers en fleur, mais Bouddha nous attend et il n’est pas seul !

Non seulement ici dort le géant Bouddha couché, clou de la visite, mais avant lui, des dizaines, des centaines de Bouddhas assis (394 exactement) garnissent des galeries qui n’en finissent pas… De plus en plus grands, de plus en plus dorés, stoïques et immobiles devant les appareils photo qui mitraillent à tour de bras. On s’en lasse vite la surprise passée, mais les temples qui les abritent, les jardins et les fontaines cascadantes, apportent une touche bucolique bienvenue. 

L’air est brûlant et pollué, le soleil cogne et les selfies des humains agglutinés devant le grand bouddha allongé me donnent la nausée. Vision cauchemardesque du tourisme de masse qui me fait douter du choix de notre destination pour ce voyage. 

Épuisés par la foule, la chaleur et les dorures, nous abandonnons l’idée de visiter d’autres temples et repartons flâner dans les rues, au bord d’autres canaux qui quadrillent la ville, les rives du fleuve avec la vue sur les bâtiments historiques… Belle échappée.

De retour dans le centre plus couru pour prendre le métro, il est bien difficile d’esquiver les boutiques de souvenirs et j’en profite pour faire l’acquisition à vil prix d’une petite pochette ornée d’éléphants (bien entiers ceux-ci) emblèmes de la Thaïlande et doublée de néoprène, pour protéger mon téléphone. Me voilà équipée d’un élément de la panoplie de vacancière en goguette au pays des bouddhas. Que ne ferais-je pas pour mon précieux ?

En fin d’après midi, retour dans la piscine pour se délasser, c’est vraiment impressionnant de se baigner dans ce décor un peu fou au milieu de ces immenses tours.

La journée se termine avec une dînette au marché de nuit et ses stands de street food hauts en couleur et en odeurs (le durian empeste par moment), là encore blindé de touristes. Nous papotons avec une femme indienne (d’une grâce absolue) et son grand fils. Elle nous trouve vraiment sympathiques (c’est réciproque) et nous demande pourquoi nous sommes si gentils… Le compagnon répond que c’est tellement plus facile d’être gentil. Il n’a pas tout à fait tort, mais je mettrai un bémol, il est des circonstances qui demandent un effort pour faire preuve de gentillesse.

Pas ici, pas ce soir, c’est effectivement facile et nous passons une bonne soirée même si je me demande encore un peu ce que je fais là. 

Un bâtiment officiel sur le modèle des temple avec un toit en tuiles à forte pente et argenté au sommet. La façade est protégée par des colonnes. Deux statues de lions en pierre de chaque coté du porche en bas des escaliers.
Première photo d'un toit en céramique et argent à plusieurs niveaux
La silhouette d'une espèce de choucas le bec ouvert dans un arbre.
Ombre Thaïlandaise
Des bouddhas dorés, assis et alignés dans une des salles avant le grand Bouddha assis
Tous les mudrā du monde (geste de l'iconographie bouddhique)
Un grand Bouddha assis dans une salle qui lui est réservée
Un grand bouddha en position de prise à témoin de la terre (bhūmisparśa mudrā)
Le grand Bouddha couché vu depuis ses énormes orteils en granit.
Des doigts de pieds en granit et nacre pour le grand Bouddha couché qui ne s'en sert pas (de fait)
Le plus grand Bouddha assis sur un serpent enroulé couvert d'émail verte. Derrière lui les 7 têtes du serpent se dressent au dessus de sa tête.
Probable illustration de l'histoire de Mucalinda, le serpent roi qui a protégé le Bouddha. Mucalinda enroule son corps massif autour du Bouddha, et déroule ses têtes comme une canopée pour le protéger de la pluie
L'envers du décor. Derrière le grand Bouddha assis, un garde somnole sur une chaise. Devant lui, un tambour en métal sert de petite table ou se trouve de la nourriture et des boissons, derrière lui un ventilateur et ce qui semble être une grosse boite de désodorisant .
L'envers du décor, furtivement capturé
Une statue en pierre dans le jardin qui a une attitude rigolote, un genre de bras d'honneur raté. C'est en fait une posture de yoga qui est représentée.
Ce n'est pas ce que vous croyez, cette statue fait du yoga !
Gros plan sur le visage d'une statue en pierre avec un chapeau et de gros yeux.
Ceci n'est pas un bouddha
Les toits superposés du temple en brique rouge et verte surmonté de têtes de serpents, à droite une tour en pierre et des petites statues dans des niches.
Les toits en tuiles vernissées protégés par des nāgas
À l'extérieur du temple une rangée de tuck-tuck colorés qui attendent les touristes.
En voiture ! Non, en tuck-tuck s'il vous plaît.
Vue sur le temple Wat Arun depuis les berges du fleuve. Ciel nuageux et bateaux touristiques colorés qui traversent.
Le Wat Arun sur la berge du Chao Phraya et les bateaux pour touristes
Vue de la piscine sur le toit en fin de journée. Elle fait face à trois grandes tours illuminées. L'eau de couleur vert bleu est éclairée par des spots immergés.
Comme une star de cinéma

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