Thaïlande 2026 — Jour 5
Publié le 6 mai 2026 dans Voyage
Dim. 1 février
Pas de presse aujourd’hui. Le temps de boucler quelques détails pratiques pour la suite du voyage, de faire un plouf dans la piscine cinéma, de penser à ce que l’on va laisser ou prendre dans nos sacs, l’heure du déjeuner bien passée se rappelle à nos estomacs. Nous décidons d’aller visiter la tour qui offre un si beau panorama sur la ville et qui permet de la parcourir depuis son balcon au plancher transparent. Après un arrêt agréable dans un restaurant un peu plus chic du quartier, le métro nous dépose au pied de la tour en milieu d’après-midi. Une immense file d’attente « sans réservation » nous fait redouter le pire. On finit par s’engouffrer dans la tour panoramique, bien sagement dans la file et nous découvrons les tarifs. Oui, ils devaient être notés sur le guide, non on ne les a pas vus. Plus de 60 euros après 16 h (la taxe coucher de soleil) pour monter dans un ascenseur blindé de touristes et marcher sur les buildings… eh bien non merci, sans nous. Et tant pis pour le skywalk limité à 150 personnes parmi lesquelles nous avions la chance de figurer (gasp !).
Une photo depuis le pied de la tour, ça fera. Je ne sais pas si c’est vraiment le prix qui nous a rebutés à ce point ou cette queue leu-leu pour le moins rédhibitoire, mais nous n’avons pas discuté longtemps avant de ressortir, un échange de regards a suffi.
- Et si nous allions jusqu’à Chinatown?
(Bangkok n’est pas New York certes, mais ce quartier semble valoir le détour.)
Je négocie un tuk-tuk, le premier de Thaïlande, moitié prix du tarif initial. Hé, je suis bien contente d’avoir fait mes classes de négociations tuk-tuk en Inde, il nous prenait pour des Américains celui-ci. Mais c’est de bonne guerre et le tarif final est très correct.
Arriver à Chinatown à la tombée de la nuit est une expérience colorée et sonore. Une sorte de porte matérialise l’entrée du quartier, et passé celle-ci, on change de monde. Toutes les enseignes sont écrites en chinois, les marionnettes de dragons emplissent les carrioles des marchands ambulants, la nourriture n’est plus la même, la nuit est rouge et trépidante. Légèrement abasourdis, nous arpentons un moment la rue principale, mais la circulation est vraiment trop dense. On se perd dans les ruelles adjacentes, l’ambiance est beaucoup plus agréable, ça grouille, mais bon enfant. Il y a bien sûr beaucoup de touristes, mais également beaucoup de Chinois·es ou de personnes d’origine chinoise, physiquement différente des thaïlandaises nous semble-t-il, et les Caucasiens sont de fait, noyés dans la masse et c’est tant mieux.
Cette déambulation est assez dépaysante et nous choisissons, une petite terrasse au calme dans une ruelle pour manger des rouleaux de printemps tout frais en buvant une bière. J’aime bien cette ambiance, le soleil ne pique plus, nous prenons notre temps avant de traverser la ville en métro pour retrouver le bord du canal.
Je suis un peu fatiguée je crois, du voyage, de la chaleur, de la ville, de la pollution. Pour l’instant, ce n’est pas reposant du tout, bien que miraculeusement j’ai très peu mal à l’épaule. La chaleur peut-être ? Je suis pressée de rejoindre le lit, je sais que la suite du voyage devrait être plus calme, mais j’ai assez hâte en réalité de sortir de cette mégapole. Ce n’est pas vraiment le coup de foudre, bien que nous ayons vu de très jolies choses.








Commentaires
J’avais également fait l’impasse sur la King Power Mahanakhon Tower. Le prix est en accord avec la philosophie du lieu : un délire pour les instagrammeurs plus intéressés par les photos à likes que par la réelle culture thaï.
(Je n’ai pas commenté les billets précédents mais je me régale de chaque jour en comparant nos ressentis respectifs sur les lieux visités…
Je suis tellement ignorante de ce qui se passe sur Insta que je ne savais pas avant de les voir armés des perches à selfies. :-D
Recommandé par le Routard… C'est plus ce que c'était les backpackers !
Cool si tu te régales, tu me diras à la fin. ;-) J'irais lire sur ton blog, tu as bien dû en parler et poster quelques photos.
C'est quoi un « puipuit » ?
@Franck La pie jacasse, la huppe puput, et la mésange puipuit (j'ai décidé, je suis chez moi, je fais ce que je veux :-D). Par extension un puipuit est un petit zozio, un peu comme un chaud et un mou, c'est un terme générique quoi ! ;)
Han, ok, c'est comme les pipistrelles à écailles rouges \o/
Alors c’est sur mon ancien blog, juste un billet album photo récapitulatif que je n’ai pas encore rapatrié sur le nouveau blog… Il se trouve là : https://orpheusonline.com/blog/tres...
@Orpheus Ah merci ! J'irai lire ça :-) (Peut-être à la fin sinon je risque de ne plus oser publier de photos ^^)
Lol… nan mais n’imp !
Tout ça pour marcher sur un sol transparent très haut ? Mon vertige et moi ne sommes pas prêts pour ça !!