Thaïlande 2026 — Jour 4
Publié le 5 mai 2026 dans Voyage
Sam. 31 janvier
Le marché de Chatuchak qui a lieu les week-ends est présenté dans tous les guides comme le plus grand marché de Thaïlande, un incontournable où les habitants de Bangkok se pressent pour faire leurs emplettes.
Foutaises.
C’est un monstre dédale de ruelles couvertes, qui rassemblent en un seul lieu, matière à approvisionner des centaines de boutiques de souvenirs, même ce qui n’en a pas l’air. Vêtements d’occasion, objets de décoration en tout genre (principalement fabriqués en Chine ou au Vietnam, comme les millions de vêtements neufs également proposés à la vente), des œuvres d’art à deux balles, des sacs, des sacs, des sacs, les mêmes partout, décorés d’éléphants imprimés à la chaîne ou Tie and dye industriels.
De l’autre côté de la partie à ciel ouvert, quelques stands de nourriture et de quincaillerie/vaisselle attirent effectivement des autochtones, mais c’est assez anecdotique. Nous avisons pour déjeuner de grosses saucisses grillées bien appétissantes, que l’on nous annonce au porc et « spicy ». Elles ne sont pas très « spicy », mais surprenantes, car mélangé à la chair de porc, des vermicelles de riz leur donnent une texture particulière. C’est très bon, et très nourrissant. En guise de dessert nous dégustons nos premiers beignets de bananes façon thaï, une pâte très légère, presque une tempura, enrobe des tranches de bananes à peine frites et parsemées de sésame doré. Un pur délice !
Non loin de la nourriture, j’avise un marchand de plantes et de graines qui fait ma joie. Provision de semences de basilics, d’aubergines et de concombres faites, nous décidons de quitter cet enfer sans même une photo souvenir.
Le compagnon de toujours est au bord de l’évanouissement et nous commençons à nous prendre le bec pour des broutilles, tant nos nerfs sont mis à rude épreuve. Fuyons, échappons-nous de cette foule compacte et traversons l’avenue, engouffrons-nous dans un grand bâtiment juste en face, qui semble climatisé et beaucoup plus calme. C’est une galerie de brocante, pleine de faux vieux patinés à la truelle et quelques vraies pièces anciennes absolument inabordables.
Avis aux amateurices d’objets anciens, il y a sûrement matière à dénicher quelques pépites en y passant du temps et en sachant négocier.
Plus tard, dans le centre historique, nous découvrons des quartiers plus accueillants avec des bicoques de guingois à taille humaine, des chats étendus au milieu des passages, des petits temples blancs (et dorés tout de même, un peu), le quartier de réparateurs d’objets électroniques, celui des armuriers, des quincailliers… Puis le marché aux fleurs, avec les couronnes et tresses très semblables à celles que l’on trouve sur les marchés de Mumbai ou de Puducherry.
Je crioise quelques Ganesh ici et là. Copain ! J’ai une tendresse toute particulière pour ce dieu éléphant à quatre mains et une défense cassée.
En partant ce matin, D. Nous a proposé des masques antipollution, les taux annoncés pour la journée étant très élevés. Merci à lui, effectivement, l’air est jaune, opaque, âcre, étouffant. Nous rentrons le retrouver, il a proposé de nous emmener dîner dans un lieu calme qu’il aime beaucoup, mais qui s’avère malheureusement fermé exceptionnellement. Il est un peu déçu de ne pas pouvoir nous le faire découvrir, mais un restaurant juste à côté nous accueille fort aimablement dans le jardin-terrasse et nous passons un bon moment, sobrement puisque la vente d’alcool est interdite en ce week-end pré-électoral.







