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14 mai 2026

Thaïlande 2026 — Jour 13

lun. 9 février

Retour à Bangkok dans un bus bien plus confortable (VIP même, on se la pète grave) où je commence à me sentir vraiment fatiguée et légèrement fiévreuse. Passage express afin de refaire les sacs et de boire une bière avec D. Nous ne boirons pas de bière, mais nous mangerons des pads thaïs, c’est bien aussi. 

20 h 10 Nous attendons un Grab (service de livraison et de transport thaïlandais comparable à Uber) que D. nous a commandé. 

Dix minutes plus tard, il nous rejoint dans la rue, le conducteur vient d’annuler. Nous partons à pied, dans le but de choper un taxi à la volée. Trois chauffeurs refusent de nous conduire à l’hôtel que j’ai réservé près de l’aéroport pour être sur place à 6 h le lendemain (c’est trop loin, trop compliqué, trop tard… Nous ne comprenons pas vraiment ce qu’il se passe et nous ne le saurons jamais). Il faut courir pour chopper le train, puis le métro, puis le train avec les sacs à dos, nous transpirons à grosses gouttes. Dans les transports la clim est toujours une glacière, je suis trempée, j’ai froid, j’ai de la fièvre, le gars n’est pas brillant non plus. Courir encore dans les couloirs des stations, finir à pied dans un dédale de ruelles où des occidentaux défraîchis achètent les services sexuels de jeunes filles et de garçons prépubères, puis tomber dans ce qui s’avère être un crapier sale et inconfortable.

Je grelotte dans cette étuve, je tousse, je ne tiens plus debout. Dormir. 

 

Photo floue d'un sol tacheté avec une pancarte STAND.

 

13 mai 2026

Thaïlande 2026 — Jour 12

dim. 8 février

Sukhothai abrite au centre de la vieille ville, où nous logeons, l’un des plus beaux sites archéologiques de Thaïlande !

Cette immense cité est le premier royaume du Siam, tout juste affranchi de la tutelle khmère, fondée en 1238. 

Nous louons des vélos et c’est à l’aube que nous découvrons ce dédale de temples (ce qu’il en reste) et de bouddhas de toutes tailles, au sein d’un très grand parc. C’est un vrai délice de pédaler tranquillement dans les allées, de prendre des photos, accompagnés des chants d’oiseaux et de la fraîcheur des différents bassins et lacs.

Après un déjeuner délicieux et une longue sieste, retour au parc sous la douce lumière du coucher de soleil. Quelques heures suspendues qui délassent et émerveillent. Les photos en parleront mieux que moi.

Petit coup de stress impromptu dans la soirée, quand la compagnie de bus envoie un mail de confirmation pour le trajet en direction de Chiang Mai pour le lendemain… Mais ? On en vient, nous allons à Bangkok, direction le Sud. Un appel téléphonique plus tard, c’est arrangé, il s’agissait simplement d’une erreur de confirmation. Ils viendront nous chercher en taxi devant la chambre d’hôtes le lendemain matin pour nous conduire au départ du bus. 

Nous pouvons profiter pleinement de la brise légère qui flotte sur les bassins autour du marché nocturne de cette immense cité à voyager dans le temps.

Les ruines d’un temple en briques, au centre un grand bouddha debout, à droite un autre bouddha assis. Les deux mesurent respectivement sept et neuf mètres de haut.
Le temple Wat Mahatha
Un grand bouddha assis, en marbre blanc noirci par le temps.
Bouddha blanc pas très blanc, mais très beau
Un temple ancien en brique décorée d'une friche sur le socle.
Le chedi principal du Wat Mahatha présentant des scènes de la vie de bouddha sculptées en frise sur le socle.
Une statue d'un bouddha avec des pigeons perchés sur ses épaules
Joli perchoir !
Un toit très pointu en brique, des arbres et des colonnes au sein du parc.
Le chédi et son arbre
Un temple sur une île au milieu d'une pièce d'eau, accessible par un pont
Le Wat Sa Si sur son île
Un grand bouddha assis et des temples derrière un plan d'eau verte.
L'autre versant du Wat Mahathat
Un tronc d'énorme arbre couvert de racines. Au second plan, le Wat Si Sawai, sanctuaire hindou.
Relique de Bouddha au sanctuaire Wat Si Sawai
Un grand bouddha debout entre deux parois de briques.
Le bouddha debout du Wat Mahatha de 9 mètres de haut.
Un étang couvert de lentilles d'eau devant un chedi, un cocotier à gauche, un arbre aux fleurs blanche à gauche.
Lentilles d'eau et cocotier
Une statue de bouddha en position de marche devant un mur de brique.
Les bouddhas marchent, eux aussi, dans ce parc archéologique
Un site archéologique avec une tour conique et pointue qui se découpe en ombre chinoise devant la montagne et le couché de soleil.
No comment…
Le couché de soleil sur un bassin du parc
Inspire, expire…

12 mai 2026

Thaïlande 2026 — Jour 11

Jour 10 - Sam. 7

Retour à Chiang Mai, en transit avant Sukhothai. Levés tôt pour ce départ à l’aube, il fait encore nuit et très frais. La petite polaire est bienvenue et le café soluble bouillant également.

La route est toujours aussi tortueuse, la jeune femme assise devant moi, demande un sac plastique au chauffeur après les premiers virages… par prudence sûrement, le voyage se passe bien. Le lever de soleil sur les sommets est un régal et d’une douceur absolue.

9 h 30 Petit déjeuner continental à Chiang Mai avec le si bon café que nous avions découvert par hasard au détour d’une ruelle.

11 h Retour à l’immense gare de bus ; ce serait l’occasion de repasser au marché, mais c’est un peu court en temps vu la distance et nous ne sommes pas en état de courir avec cette chaleur et nos sacs sur le dos. 

Pause rafraîchissante pour attendre le bus suivant, dans un espace ombragé qui abrite en son centre d’imposantes statues de divinité auxquelles les Thaïs viennent offrir des fleurs, de l’encens et des friandises. Il se trouve ici deux Ganesh, deux Brahmā et le magicien à tête de vampire, ses très longs ongles rouges aux pieds et aux mains et l’air très méchant. Une statue de lion stylisé porte au cou une roue de la chance que chacun fait tourner avec plus ou moins d’énergie, mais qui s’arrête invariablement sur le chiffre 3 (ce qui manifestement ne fait pas la joie des candidats…). Ce petit manège est bien distrayant et nous donne l’occasion de quelques rires retenus. 

19 h Arrivée à Sukhothai après un voyage peu agréable dans un bus fatigué et inconfortable. Sans compter que je commence moi aussi à me sentir la gorge et la tête douloureuses. Là, au beau milieu d’un bassin paisible, un temple semble flotter. Les petits ponts pour y accéder sont éclairés par des guirlandes aux ampoules jaunes qui bordent également le marché de nuit tout calme sur l’un des quais.
Trouver la chambre d’hôtes un peu plus loin dans la rue où les chats, les chiens et les poules cohabitent en bonne intelligence, poser les sacs, enregistrer les passeports et retourner en direction du marché se chercher quelques victuailles et se poser au bord de l’eau sur les tapis et les petites tables disposées par les marchands. 

Très peu de touristes, pas d’alcool, ici règne la paix.

Un très grand Ganesh doré devant une table d'offrandes et tenu par des filins. Il est drapé dans un tissus chatoyant.
Le plus grand Ganesh que j'ai vu à ce jour.
Un personnage qui ressemble à un vampire, immense et peint en noir. Il a de longue dents et l'air méchant. Derrière lui, se trouve un grand Ganesh assis et doré.
Le magicien. (Il paraît que c’est un gentil…)
Détail d'une main du magicien avec de grands ongles peints en rouge.
Il y a du laisser aller pour la manucure
Statue d'un rat doré se tenant debout qui porte des offrandes et des bijoux à Ganesh dans ses pattes avant.
Mushika le rat choisi par Ganesh comme compagnon
Le rat Mushika et Ganesh l'éléphant à qui les Thaïlandais rendent hommage avec des offrandes.
Offrande et encens pour Ganesh et chuchotement de vœux au creux de l'oreille de Mushika.
Sur un pont en bois illuminé par des ampoules, un garçon cours vers un temple au second plan.
L'arrivée à Sukhotai
Un temple et ses pontons éclairés sur une pièce d'eau.
Temple et lumières blanches flottants sur le bassin

11 mai 2026

Thaïlande 2026 — Jour 10

ven. 6 février

À 9 heures, nous retrouverons notre chauffeur et prenons la direction des sources d’eaux chaudes. Le bassin le plus éloigné de l’entrée, là où jaillit la source, atteint 80 ºC et est logiquement interdit d’accès pour la baignade. Certains s’amusent à y faire cuire des œufs, dans un panier d’osier plongé au centre du bassin, au bout d’une perche. Ils en ressortent plus mollets que durs… Les bassins naturels suivants sont beaucoup plus fréquentables, 40 ºC, puis 35 ºC et 30 °C pour finir. Il y a même un bassin d’eau froide que je dédaigne, bien évidemment. La baignade dans cette eau douce et chaude, en plein air au milieu de la jungle, est délicieuse. Je flotte en faisant la planche, détente maximum. 

Nous poursuivons par la visite du bouddha blanc monumental construit à flanc de montagne. Il faudra gravir quelques 300 marches pour admirer la superbe vue sur la vallée. Il commence à faire chaud. 

Nous enchaînons par un immense pont de bambous au-dessus des rizières. Il n’est pas très haut, mais couvre plusieurs kilomètres et permettait aux moines de rejoindre le temple sans traverser les cultures de riz, parfois inondées et peu praticables. Sympa, bucolique et plein de petits hérons aux pattes vertes, de zébus et de fleurs. 

Une petite pause smoothie à la mangue fraîche plus tard, nous partons pour un lieu appelé le Canyon.

C’est un spectacle d’une beauté indescriptible ! Il faut gravir un petit sentier qui débouche sur une sorte d’esplanade de terre blanche aux reflets dorés, au-dessus de la jungle entourée de montagnes. Le Canyon porte bien son nom. Creusé dans la roche et recouvert de cette terre lumineuse ; le parcours est accidenté, offrant à la fois des plongées entre les roches, des franchissements étroits avec le vide des deux côtés et des esplanades dominant la vallée en partie encore noyée dans la brume. Certains passages sont réellement féeriques. Nous n’irons pas jusqu’au bout, il doit falloir plus d’une heure pour tout explorer. Après quelques frayeurs et surtout une température ambiante très, très élevée, nous redescendons retrouver notre chauffeur/guide qui nous attend à l’ombre. 

Il nous conduit ensuite jusqu’à un point de vue payant, qui n’a guère d’intérêt par rapport au Canyon. Nous restons au premier palier avant la guérite qui distribue les tickets, et demandons à rentrer, faisant l’impasse sur le village traditionnel chinois qui sent le piège à touristes à plein nez. 

À notre retour, le propriétaire de la guesthouse confirme qu’il peut nous louer une nuit de plus, nous resterons jusqu’au lendemain matin. Le marché de nuit nous permet d’acheter des plats thaïs à emporter, que nous mangeons tranquillement sur la terrasse du bungalow accompagnés d’une bière fraîche, après cette belle journée presque entièrement dans la nature.

Un bassin naturel entouré de grosses pierres et de végétation. La vapeur de l'eau chaude forme un nuage au dessus de l'eau.
Le premier bassin 80 °C 
Un autre bassin d'eau chaude à 36 degrés noyé dans la végétation.
36 °C le matin
Un bouddha tout blanc en haut de la montagne. Des échafaudages en bambou sont dressés devant la base et deux petits drapeaux flottent devant lui.
Blanc, immense et haut perché !
Le grand bouddha blanc à mi parcours, au sommet de l'escalier.
Encore un petit effort !
La vallée avec les montagne autour et deux bâtiments traditionnel aux toits de brique vues depuis l'esplanade du bouddha.
L'escalier qui serpente
Un champs de fleurs violette, une femme en bleu avec un parapluie bleu, un mur orange à l'arrière plan.
Colors
Un zébu de dos avec un héron blanc à côté de lui dans la même position.
Quand le zébu te montre ses miches, le héron aussi.
Un zébu et un héron blanc à ses pieds.
De face ou de profil le héron ne lâche pas son zébu.
Une cascade sur le ruisseau.
Le bruit de l'eau
des rizières asséchées la terre à nue
Asséchée
Des brins de riz plus ou moins mûrs dans une rizière, certain sont un peu rouge d'autre vert.
Des brins de riz plus ou moins secs.
Un pont en bambou qui traverse les rizières, en arrière plan des maison avec des toits pagodes.
Le pont de bambou
Un chemin de terre ocre clair avec vue sur les montagne en face.
À couper le souffle !
Moi de dos, un paréo bleu sur la tête et les épaules debout, jambes un peu écartées en train de prendre une photo du paysage.
Bien calée sur mes jambe et protégée du soleil pas mon paréo, fait chaud !
Un chemin de terre ocre qui serpente et se perd au sommet de la montagne.
Toujours plus loin, toujours plus étroit…

10 mai 2026

Thaïlande 2026 — Jour 9

jeu. 5 février

760 virages et des poussières plus tard, nous voici à hippies Pai… Une nuit pour un transit vers Mae Hong Son[1], plus à l'est et plus près de la frontière birmane encore. Magnifique route de montagne, des paysages grandioses et un conducteur de minibus particulièrement doux et prudent. Pas une once de stress. 

La guesthouse est un petit paradis. Bungalow en bois tapissé de bambou tressé à l'intérieur, ventilateur efficace, une terrasse comme une varangue réunionnaise vue sur jardin verdoyant, avec table, fauteuils, hamacs et petite chatte toute mignonne qui n’attend que les caresses pour ronronner tant et plus. C’est calme et très agréable de se détendre avec la vue sur les montagnes et un air plus frais. 

Il semble que l’endroit est réputé pour sa « walking street », marché de nuit où déambule une faune plutôt bruyante et un peu trop blanche à mon goût. Avant de rejoindre le quasi-cottage, nous avons déjeuné dans un bar-restaurant de cette même rue principale et j’ai dérogé à ma règle de manger local, mon estomac ayant besoin d’un peu de répit. Ce burrito à peine épicé fut apprécié également par mon palais et mon ventre. Nous verrons demain matin pour la balade en pleine nature. Après la sieste, une promenade au bord de la rivière et dans les environs, où je vois pour la première fois, les fruits d’un arbre à calebasse encore tout verts et tout ronds, accrochés aux branches. Découverte botanique intéressante. 

Plus tard, la déambulation nocturne dans la rue principale, autour des stands de nourriture locale ou pas (les hamburgers et les pizzas sont très présentes sur ces étals entre deux brochettes thaïes, des soupes et des currys) est à la fois agréable et un brin saoûlante. Des jeunes gens en goguette pendant plusieurs mois, du fric plein les poches jouent aux voyageurs routards (avec piscine tout de même)… Ils sont assez méprisants avec les marchands locaux et un peu trop grandes gueules à mon goût. 

Après avoir étudié la carte et un possible trajet, nous renonçons à aller jusqu’à Mae Hong Son. Il nous faudrait plus de temps, une semaine supplémentaire si nous voulons profiter un peu du Sud du pays tout en limitant les déplacements en avion. Nous profitons donc de cette déambulation sans fin et des allers-retours pour réserver un taxi-guide afin de visiter la région le lendemain, rien n’étant possible à pied en une seule journée. 

Un bungalow en bois surélevé avec une varangue devant et de la verdure autour.
On est pas bien là ?
Une chatte très détendue allongée sur un coussin
Ça vient les caresses ?
Des maison de bois peinte de couleur pastel
Bienvenue à hippie Paï, c'est une maison bleue ;-)
Une rivière à la tombée du jour entourée de verdure
La rivière qui chante doucement à la sortie du village
Une femme avec un chapeau de paille détache avec une grande perche les noix de coco prêtes à tomber
Décrochage de noix de coco avant qu'elles assomment les touristes…
Une montagne et des palmes en ombre chinoise au coucher de soleil
La vue depuis la varangue au crépuscule, pas mal !
Des grosses calebasses vertes qui poussent sur un tronc.
Les énormes calebasses vertes poussent sur le tronc de l'arbre, étonnant !
Un étalage de piments très rouges qui sèchent au soleil.
Le repas de ce soir sèche au soleil sur le bord de la route ! Miam.
deux jeunes femmes font des grillades pour les vendre dans la rue principale
Travers de porc grillés sur la walking street
Un vendeur de nouilles préparées dans des feuilles de bananier derrière son stand
Vous reprendrez bien des nouilles ?

Note(s)

  1. ^ La ville des trois brumes en Thaïlandais est situé à l'est de Pai, entourée de villages montagnards elle permet de rejoindre deux lacs de montagne. ;-)

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